Les Méningites
à Méningocoque
peuvent faire basculer la vie
de votre enfant et de votre famille

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D’après une étude réalisée auprès du grand public, la majorité des français connaîtrait mal les méningites à méningocoque. (1)

Cette campagne a été conçue afin de vous informer sur ces maladies et plus particulièrement sur leurs caractères IMPRÉVISIBLES, RARES et GRAVES. (2,3)

Les méningites à méningocoque font partie d’un groupe de maladies nommé « infections invasives à méningocoque » (IIM). Il s’agit d’infections bactériennes causées par des bactéries appelées « méningocoques ».
Ces bactéries peuvent infecter les méninges, on parle alors de « méningite ».
Elles sont également capables de pénétrer directement dans le sang, où elles peuvent provoquer une infection généralisée, ou septicémie à méningocoque, dont la forme la plus grave est le purpura fulminans(3,4)

1 an après une infection
à méningocoque

Découvrez les témoignages de Mélanie et Flavio

Mélanie partage l’histoire de sa famille, il y a 1 an,
lorsque sa fille Luana a contracté une méningite à méningocoque.

Flavio avait 17 ans lorsqu’il a été touché par une infection invasive à méningocoque,
il raconte cet évènement qui a bouleversé sa vie.

Imprévisibles

Les infections invasives à méningocoques peuvent concerner tout le monde(5)


Elles surviennent généralement de manière isolée. (6) Leurs premiers signes sont peu caractéristiques et peuvent être confondus avec ceux d’une grippe. Pourtant, elles peuvent conduire au décès en 24 à 48 heures(2)

Rares

Les IIM concernent

personnes par an dans le monde (7)


en 2019

personnes ont été touchées en France (5)

Ce chiffre peut sembler faible par rapport à d'autres pathologies mais cela reste beaucoup trop pour une maladie grave qui pourrait être évitée. (3)

Graves

Les infections à méningocoque conduisent au décès de près d’1 malade sur 10 (6)


Avec 41 décès en 2018,

La France est

3ème
pays

en nombre de décès, en Europe.
Juste après le Royaume-Uni et l'Espagne (8)

Parmi les survivants de cette maladie, 1 sur 5 pourrait souffrir d’importantes séquelles physiques et neurologiques à long terme. (2)

Idées reçues

1

Selon certains français, les méningites seraient fréquentes chez les nourrissons et les enfants...

40 % des français considèrent que les méningites sont fréquentes chez les nourrissons et les enfants. Elles sont effectivement plus fréquentes chez les jeunes enfants que chez les adultes, mais elles restent néanmoins assez rares. En effet, en 2019 en France, les infections invasives à méningocoque ont concerné moins d’un enfant de 0 à 4 ans sur 2 000. (5,9) Mais cela ne doit pas nous empêcher de nous y intéresser de près... (1)

2

De nombreux français croient que les méningites ne sont ni graves ni mortelles...

Près de la moitié des français ne décrivent pas les méningites comme étant graves et mortelles, pourtant elles sont associées à un fort taux de décès allant jusqu'à 50 % lorsqu’elles ne sont pas traitées. (1)

3

Selon les français, les méningites ne seraient pas évitables

Moins d’1 français sur 10 considère que les méningites pourraient être évitées alors que des solutions existent... (1)

Et vous, que savez-vous vraiment des méningites à méningocoque ?

Qu’est-ce que la méningite ?

Les méninges protègent le système nerveux (10)

Inflammation du cerveau Inflammation du cerveau

Une méningite est une inflammation des méninges, c’est-à-dire l’enveloppe protégeant le cerveau et la moelle épinière, provoquée par une infection. (10)

Les méningites à méningocoque sont des méningites bactériennes.
Elles ne doivent pas être confondues avec les méningites virales qui sont plus fréquentes et moins graves. (10)

Après avoir infecté les voies respiratoires, il arrive que certaines bactéries parviennent à passer dans le sang, éventuellement le liquide céphalo-rachidien, jusqu’à infecter les méninges. Dans ce cas, une prise en charge en urgence est nécessaire. (10)

N’hésitez pas à échanger avec votre médecin, il pourra répondre à vos questions.

Comment se transmettent-elles ?

Neisseria meningitidis

Différentes bactéries peuvent causer une méningite.
Les bactéries Neisseria meningitidis, souvent appelées « méningocoques », sont les plus susceptibles de provoquer des épidémies importantes. (2) Elles sont naturellement présentes dans notre gorge où elles ne provoquent généralement pas de symptômes. Cependant, il arrive qu’elles submergent les défenses de l’organisme et parviennent à infecter les méninges, où elles deviennent dangereuses. (10)

Les bactéries peuvent passer d’un individu à l’autre via les sécrétions respiratoires (la salive, les éternuements, etc.). (2)
Les personnes touchées risqueront davantage de subir une méningite à méningocoque si elles sont affaiblies.
On constate d’ailleurs un pic saisonnier qui revient chaque hiver. (5,10)


Illustration d'éternuement

Quels sont les signes à surveiller dans
les méningites et septicémies à méningocoque ?

Le diagnostic est difficile au début de la maladie : les premiers symptômes
ressemblent souvent à ceux d’une grippe classique. (11)

Les signes cliniques les plus fréquents (3)
Schéma des signes sur le corps Schéma des signes sur le corps

*Les IIM peuvent très rapidement se traduire par des signes graves, telles que des convulsions, ou de septicémie : c’est le cas lors d’un purpura fulminans(3)

Il est important de rester attentif à tous les signes car les IIM évoluent très vite et nécessitent une prise en charge urgente. (3)

Consultez rapidement si vous remarquez que votre enfant « n’est pas comme d’habitude ». (3,12)

Chez le nourrisson

Les premiers signes de la méningite ou de la septicémie à méningocoque sont différents chez le nourrisson et peuvent également être difficiles à identifier.

Illustration d'un nourrisson

Votre bébé peut (3,11) :

  • avoir un comportement inhabituel (pleurs incessants, irritabilité, somnolence anormale) ou paraît abattu et « mou »
  • refuser de manger
  • avoir un teint grisâtre ou marbré
  • avoir de la fièvre, les pieds et les mains froids
  • respirer rapidement ou bruyamment
  • présenter une fontanelle gonflée
  • avoir la nuque raide
  • fuir la lumière
  • avoir des convulsions
Au moindre doute, appeler d’urgence les secours

Le purpura, c’est quoi ?

Dans certains cas d’IIM, la bactérie rejoint la circulation sanguine, pouvant conduire rapidement à une infection généralisée, également appelée septicémie.

Le purpura fulminans est une forme de septicémie évoluant très rapidement, elle est associée à des lésions rouge vif sous la peau, pouvant apparaître sur n'importe quelle partie du corps. (3)


Schéma du développement du purpura sous la peau
Pour savoir s’il s’agit d’un purpura, vous pouvez réaliser un test simple :
Illustration d'un verre posé sur la peau
  • Prenez un verre transparent et pressez le fond du verre sur la tache.
  • Si elle ne disparaît pas, il peut s’agir d’un purpura. (12)
Appelez les urgences
RÉAGIR EN EXTRÊME URGENCE
EN PRÉSENCE D’UN PURPURA

Si vous constatez l’apparition de ce type de taches, appelez immédiatement les secours d’urgence (le 15 ou le 112) car il existe un risque vital. (3)

Attention : certains symptômes peuvent être confondus avec une grippe ! (3)
Ne laissez pas de place au doute, parlez-en à votre médecin.

Quelles sont les personnes à risque ?

Le risque de développer une infection invasive à méningocoque est plus élevé aux âges extrêmes de la vie

Bien que les infections invasives à méningocoque puissent concerner tout le monde, autant les hommes que les femmes et quelles que soient leurs conditions de vie, il existe plusieurs facteurs de risque comme l’exposition au tabac par exemple. (5,13)

Le risque de développer une infection invasive à méningocoque est plus grand aux âges extrêmes de la vie, c’est-à-dire chez les enfants, en particulier les plus petits, et les personnes âgées. (5)

13 fois plus élevé chez les nourrissons
x

Pour les nourrissons (< 12 mois), chez qui le système immunitaire est immature, le risque de déclarer une infection invasive à méningocoque est 13 fois plus élevé que chez les adultes. (5)

Des moyens de prévention existent, parlez-en à votre médecin.

Zoom sur les adolescents

Illustration groupe d'adolescents
En France, en 2019,

1 malade sur

était âgé de 15 à 24 ans. (5)

Ce pic d’infections invasives à méningocoque observé à l’adolescence serait davantage lié au comportement social des jeunes adultes qu’à leur âge à proprement parler (sorties en groupe, échanges de baisers, tabagisme, etc.) (14)

Pourquoi dit-on parfois que les infections invasives à méningocoque sont « foudroyantes » ?

Timeline : Infection 2-10 jours / 1ers symptômes 24-48h / Urgence vitale, voire décès

Jour -10

Période de 2 à 10 jours :
Incubation (2)
Infection

Après infection, il existe une période d’incubation pouvant s’étendre de 2 à 10 jours (4 en moyenne) avant l’apparition des premiers symptômes. (2)

Jour 0

Période de 1 à 2 jours :
Apparition des 1ers
symptômes (2)

Lorsque le malade ressent les premiers signes de la septicémie à méningocoque, son état est déjà critique.

En plus d’évoluer très vite, les infections invasives à méningocoque parviennent à brouiller les pistes avec des symptômes trompeurs. Assez fréquemment, les personnes atteintes sont renvoyées chez elles au lieu d’être hospitalisées. (15)

Jour +2

Au delà : Urgence
vitale, décès (2)

À l’hôpital, le patient reçoit un traitement d’urgence à base d’antibiotiques. Des examens complémentaires (notamment une ponction lombaire), sont réalisés par la suite afin d’adapter le traitement antibiotique. (16)

La prise en charge doit être réalisée en urgence. En effet, 5 à 10 % des malades décèdent dans les 24 à 48 heures suivant la survenue des premiers symptômes. (2) Parmi les survivants, 1 sur 5 pourrait souffrir de séquelles à long terme. (2)

Les infections invasives à méningocoque peuvent conduire au décès en quelques heures.
N’hésitez pas à échanger avec votre médecin sur les moyens de limiter les risques.

Quelles conséquences à long terme ?

Chez les personnes ayant survécu à cette maladie, les infections invasives à méningocoque peuvent être responsables de séquelles parfois lourdes : des problèmes physiques (cicatrices, greffes de peau voire des amputations), des problèmes neurologiques ou sensoriels (épilepsie, paralysie, surdité), des troubles cognitifs, de l’anxiété, des problèmes rénaux... (17)

Il existe différents moyens de prévenir les infections invasives à méningocoque. N’hésitez pas à en discuter avec votre médecin, il pourra vous informer et répondre à vos questions.
Schéma des conséquences sur un corps humain Schéma des conséquences sur un corps humain
Références
  1. Harris Interactive. Les Professionnels de Santé et la méningite. Rapport d’étude avec regards croisés entre les Professionnels de Santé et le Grand Public. Février 2019.
  2. OMS. Méningite à méningocoques. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/meningococcal-meningitis Mise à jour du 19 février 2018.
  3. Améli. Méningite : symptômes, diagnostic et évolution. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/meningite-aigue/symptomes-diagnostic-evolution Mise à jour du 14 novembre 2019.
  4. Ministère des Solidarités et de la Santé. Méningite - Infections invasives à méningocoques. https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/meningite-infections-invasives-a-meningocoques Mise à jour du 5 septembre 2018.
  5. Santé publique France. Les infections invasives à méningocoques en 2019.
  6. Santé publique France. Infections invasives à méningocoque. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-a-prevention-vaccinale/infections-invasives-a-meningocoque/la-maladie/#tabs Mise à jour du 12 novembre 2019.
  7. Méningites à méningocoques - Site internet de l’Institut Pasteur. https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/meningites-meningocoques#epidmiologie. Dernier accès le 07/05/2020
  8. Surveillance Atlas of lnfectious Diseases. https://atlas.ecdc.europa.eu/ Consulté le 07/07/2020.
  9. Fondation maladies rares. La définition des maladies rares. https://fondation-maladiesrares.org/les-maladies-rares/les-maladies-rares-bis/la-definition-des-maladies-rares/ Consulté le 12/03/2020.
  10. Améli. Méningite : définition, causes et circonstances de survenue. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/meningite-aigue/definition-causes-facteurs-favorisants Mise à jour du 14 novembre 2019.
  11. Thompson MJ et al. Clinical recognition of meningococcal disease in children and adolescents. Lancet. 2006 Feb 4;367(9508):397-403.
  12. Philippe C, Merhant-Sorel P, Voisine J, Weil-Olivier C. Méningites bactériennes : la parole des patients et de leurs proches. Médecine & enfance. Volume 40, numéro 3, mars 2020.
  13. Meningitis Now. Signs and symptoms of meningitis in babies and toddlers. https://www.meningitisnow.org/meningitis-explained/signs-and-symptoms/signs-and-symptoms-babies-and-toddlers/ Consulté le 01/04/2020.
  14. Ministère chargé de la santé et INPES. Méningites et septicémies à méningocoque (purpura fulminans). Comprendre et agir.
  15. Adriani KS, Brouwer MC, van de Beek D. Risk factors for community-acquired bacterial meningitis in adults. Neth J Med. 2015 Feb;73(2):53-60.
  16. Burman C et al. Meningococcal disease in adolescents and young adults: a review of the rationale for prevention through vaccination. Hum Vaccin Immunother. 2019;15(2):459-69.
  17. Améli. Le traitement d’une méningite. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/meningite-aigue/soins-prescrits Mise à jour du 14 novembre 2019.
  18. Olbrich KJ et al. Systematic Review of Invasive Meningococcal Disease: Sequelae and Quality of Life Impact on Patients and Their Caregivers. Infect Dis Ther. 2018 Dec;7(4):421-38.
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